-Wes Ball ; 2018-

Le troisième et dernier volet du Labyrinthe sort en salles cette semaine. Thomas arrivera-t-il enfin à mettre fin aux projets du WICKED, cette organisation qui est à l’origine de l’enfermement de son groupe d’amis et lui-même dans le labyrinthe ?

 

Mission de sauvetage

Souvenez-vous : le deuxième volet de la trilogie, La Terre Brûlée, s’était terminé sur l’enlèvement de Minho après une bataille entre des sbires du WICKED et le groupe de résistants dont font partie Thomas et ses amis. Par conséquent, Le Remède Mortel se concentre sur la recherche du disparu. Dès le début du film, le spectateur est plongé dans l’action. La scène d’ouverture montre le premier essai, infructueux, pour récupérer le jeune homme en attaquant le train dans lequel il est retenu captif. Suite à l’échec de cette mission et alors que le WICKED est toujours à la recherche de Thomas et se rapproche dangereusement de sa cible, certains hommes autour du héros refusent de repartir en mission pour trouver Minho. Mais il est hors de question pour Thomas de laisser tomber son ami, l’insurrection de ses compagnons le forçant à partir. Accompagné de Newt, fidèle compagnon depuis le Labyrinthe, il se lance dans cette aventure dangereuse, potentiellement mortelle, sans vraiment préparer de plan, dans la digne lignée de son caractère de tête brûlée.
On suit donc, avec intérêt, le parcours des deux héros tandis que, parallèlement, le film suit le personnage de Teresa, qui dans le précédent volet, avait décidé de rejoindre le camp de WICKED. La double trame narrative permet d’une part, de garder l’attention du spectateur en évitant de faire des scènes interminables, concentrées sur la mission de Thomas qui, évidemment, avance assez lentement. D’autre part, ce choix de suivre simultanément le parcours de Thomas et celui de Teresa nourrit l’attente du spectateur de leur retrouvaille et de la réaction de la jeune femme, face à ceux qu’elle a trahi.

20th Century Fox

 

Une adaptation convaincante

Tirée des livres de James Dashner, l’adaptation de cette trilogie au cinéma s’est voulue assez libre et divergente de l’histoire originale. Bien sûr, les personnages et les enjeux principaux restent les mêmes mais ils sont introduits différemment. Dans le cas du Remède Mortel, l’enlèvement de Minho est un ajout. Pourtant, ce choix qui pourrait laisser perplexe à première vue, se révèle être bénéfique pour la saga. En effet, l’objectif de sauvetage de Minho donne au film un apport émotionnel fort qui n’était pas présent dans le livre. Ce long-métrage est probablement le meilleur de la saga. D’abord, les personnages gagnent en intérêt et en profondeur, Teresa apparaît comme déchirée, se demandant si elle a fait le bon choix en rejoignant WICKED alors qu’aucun résultat satisfaisant ne se dégage des tests de vaccin contre la maladie qui ravage la population de cet univers dystopique. Le personnage de Janson (interprété avec brio par Aidan Gillen), une des têtes de l’organisation, est le grand méchant du film et semble progressivement plonger dans la folie, obsédé par l’idée de traquer et d’éliminer tous les fugitifs :  il représente alors la face la plus violente et sombre de WICKED. Ces développements permettent en outre aux acteurs d’offrir des interprétations bien moins lisses de leur personnage. Kaya Scodelario et Dylan O’Brien sont plus convaincants que jamais dans la peau de Teresa et Thomas. On peut aussi souligner la performance forte en émotion de Ki Hong Lee (Minho) ainsi que l’interprétation déchirante de Thomas Sangster dans la peau de Newt, atteint du virus contre lequel WICKED cherche désespérément un remède.

20th Century Fox

 

En définitive, Le Remède Mortel est une belle et bonne conclusion à la trilogie du Labyrinthe. Fort en émotion, doté d’enjeux qui permettent aux acteurs de montrer ce dont ils sont réellement capables, ce volet final apparaît comme le plus réussi et le plus passionnant des films de la saga, lui qui saura probablement satisfaire ses fans.

Amélie G.

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